Matamoros-Mexico
Nous entrons au Mexique par la ville de Matamoros, à la pointe sud du Texas
Les démarches d'immigration se passent rapidement et sans problème.
Pour l'assurance du véhicule (obligatoire et ne peut etre achetée hors du Mexique), nous essayons de faire jouer la concurence et du coup, nous perdons quelques heures pour pas grand chose...



Passé la frontière, c'est le choc... tout est different, tout est plus vieux, plus sale, plus pauvre... On se croit sur une autre planète... Les gens sont très typés, plutôt pauvres, mais très accueillants et chaleureux quand on demande un conseil ou une direction.
Puis, nous filons plein sud vers Ciudad Victoria. Des deux côté de la route, c'est semi-desertique avec diverses sortes de cactus.


Nous nous arrêtons à une station service pour demander de l'eau pour remplir notre réservoir. On nous dit d'aller au fond d'un espèce de terrain vague. Fred y va et en cherchant, se fait morde à la cheville par un chien errant qu'il n'avait pas vu. Zut!!! Ce n'est pas profond, pas de tendon ni de muscle abimé, mais ça saigne un peu et ça suffit pour attraper toute sorte d'infection ou maladie, y compris... la rage! Nous estimons toutefois pouvoir attendre Mexico pour consulter un médecin.
Nous dormons sur le grand stationnement de la station essence suivante. Les enfants ont le temps d'y faire un peu de vélo avant la nuit. Il y a beaucoup de camions qui s'y arrêtent pour la nuit et ça n'a pas l'air dangereux. Nous pouvons aussi faire une vidange... dans un petit coin...les stations de vidange étant inexistantes au Mexique, il va falloir s'y faire !

Au fil de la route, le paysage change et devient plus montagneux


Nous sortons de la route pour monter au village de Gomez Farias, proche d'une réserve mondiale de la biosphère.
En montant, notre moteur commence à tousser et arrivé au village, il s'étouffe ... et s'arrête. On a même une petite frayeur car on se retrouve sur quelques mêtres casiment sans freins et sans direction assistée. Le moteur à l'air noyé. On espère qu'en le laissant se "reposer" une heure on pourra repartir. On est vraiement loin de toute ville... On part faire la ballade que nous avions prévu.

Personne n'est capable de nous indiquer le petit parcourt aux oiseaux indique dans le guide touristique, mais nous suivons la route... qui devient un chemin. Nous sommes dans une vegetation luxuriante, il y a encore quelques cactus, mais aussi de nomreux arbres de la famille des flamboyants et acacias, des bananiers... et de magnifiques fleurs.


Plantation de "nopales", cactus que l'on mange en salade ! On a goûté, ce doit être une des seules spécialités mexicaines qui ne pique pas, contrairement á ce qu'on pourrait croire !

Nous sortons les chapeaux pour la première fois. Très vite nous nous rendons compte qu'il faut nous protéger contre les moustiques. Avec le répulsif, ils arrivent proches de notre peau tournent et repartent , c'est impressionnant. Nous sommes contents d'avoir une prophilaxie contre la malaria !


Quand nous rentrons... le moteur accepte de partir en toussotant un peu toutefois. Ouf!
Nous traversons beaucoup de villages truffes des fameux "topes", qui feront qu'on devra faire du 40 km/heure !



Nous continuons notre route dans la Sierra Madre orientale ! Nous nous apercevons peu à peu que le relief n'est pas indiqué sur notre carte et qu' il va nous falloir beaucoup plus de temps que prévu pour nous rendre áMexico. Nous commençons une journée erreintante, sur des routes de montagnes remplies de "topes" oú la moyenne est de 30km/heure !



Le paysage est très beau, nous sommes en pleine forêt tropicale.


Nous passons au moins 4 cols dans la journée entre 2000 et 3000 mêtres d'altitude.




Notre moteur nous lâche une deuxieme fois. Nous nous arrêtons pour qu'il se repose ! Evidement, dans le petit bled où nous sommes, impossible de trouver un téléphone qui marche pour prévenir nos amis de Mexico. Nous sommes sortis de la forêt tropicale et retrouvons un paysage désertique avec cactus.





Les enfants regardent un film pendant que le moteur se repose ! Il faut dire que les lieux ne se prêtent pas vraiment pour jouer dehors : ravin, route, saleté...

Nous languissions d'arriver au tronçon d'autoroute avant Mexico. Oh, surpise, mais il ne s'agissait que d'une deux fois 2 voies, ... avec topes ! La nuit commencait à tomber, mais nous voulions arriver pour en avoir fini de cette route. Nous sommes donc entrés dans Mexico de nuit et avons traversé la ville sans trop de difficultés avant d'arrivés á 22H30, soulagés, chez nos amis Anne et Benoit dans le quartier de Tamachalco.