Dimanche 4 avril (suite) : Après avoir passé la frontière Costaricienne à Paso Canoas dans l'après-midi, nous arrivons de nuit au village indigène de Boruca. Elisende, une française qui vit depuis longtemps a San Jose, la capitale, nous avait dit qu'elle y serait pour quelques jours ces jours-ci car y connait des gens du village. Nous profitons de son invitation pour faire la connaissance d'une famille locale. Nous dormons dans notre vehicule à coté de leur maison.

Lundi 5 avril : Nos enfants jouent avec les enfants de la famille qui nous recoit, tantot avec les jouets des uns, tanto avec les jouets des autres... Nous profitons de la riviere et des hamacs...

Mardi 6 avril : Matinée tranquille. Ballade jusqu'à l'école (vide malheureusement pour cause de vacances). L'après-midi, nous partons pour San Jose avec Elisende et son ami. La route n'est pas tres bonne et est très sinueuse. On passe un col a environ 3000m d'altitude dans le brouillard dans le massif du Cerro de la Muerte (montagne de la mort...). Resultat, il nous faut plus de 5 heures pour faire les 200 km. Et encore, on manque de ne jamais arriver... car, à moins d'une heure de l'arrivee, alors que la nuit tombait, le voyant du la temperature se met au rouge (comme déjà à Panama city). Malheureusement, ce n'est pas si simple d'acceder au moteur car il est sous le siège double du copilote sur lequel nous avons un petit "meuble" (coffre visé au reste de la structure en bois) entre pilote et co-pilot... Après ce petit "démenagement", Fred constate que le reservoir de liquide de refroidissement est vide! Ce n'est donc qu'après cette longue manipulation et le remplissage avec l'eau de nos bouteilles que nous repartons pour atteindre enfin San Jose avec precaution... Nous dormons dans notre vehicule devant l'appartement de Elisende, trop petit pour que nous y dormions.

Mercredi 7 avril : Cecile va faire un tour à un marché de San Jose avec Elisende et les enfants. Fred quant à lui passe sa matinée dans un garage pour faire reparer le radiateur. Après démontage total et révision, ils ne trouvent pas de fuite... On n'est tout de même pas completement rassuré... Dès l'après-midi, nous quittons San Jose (avec des reserves d'eau et un oeil sur le voyant...) pour nous rapprocher du volcan Poas que nous voulons voir le lendemain à l'aube (il parait que les nuages envahissent le volcan et cachent la vue des la fin de l'apres-midi). Nous dormons dans notre vehicule à coté de la barrière du parc national. Nous sommes en pleine nature. Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas dormi ni dans une ville, ni dans un village, ni dans une station service. Obscurité et calme absolu!

Jeudi 8 avril : Visite du parc national du Volcan Poas le matin. Malgré la beauté du site, nous sommes déçus par la gestion du site "à l'américaine" : immense parking pour voiture, grosse boutique souvenir, 200 m de bitume pour arriver au panorama sur le volcan (on aurait plus eu l'impression de le mériter apres 3 heures de marche sur le flanc du volcan...) et un petit circuit de 1 km jusqu'au 2e cratère. En fin de matinée, nous reprenons la route vers la côte atlantique. A Puerto Limon, grande ville portuaire sans interêt, nous avons encore un problème de temperature de moteur. Décidement, cela nous empoisonne un peu la vie. Comme c'est jeudi saint, nous cherchons une messe, mais celle que l'on trouve nous fait attendre trop. On longe la belle côte bordée de cocotiers et de l'interminable plage de sable noir. On arrive à Cahuita trop tard pour la messe du village. On se trouve une petite place en dehors du village au bord de la plage entre 2 cocotiers...

Vendredi 9 avril : On part se promener dans le parc de la pointe de Cahuita. Ballade d'une heure. La faune et la flore sont exhuberantes, l'eau est chaude, les poissons de toutes les couleurs (malheureusement pas d'appareil photo sous-marin...). De retour au vehicule en debut d'apres-midi, on prend une douche à notre vehicule avec notre douche solaire (sac plastique noir posé sur le toit du vehicule avec petit tuyau et petite paume de douche). C'est une des premieres fois que l'on s'en sert car depuis qu'on avait quitté l'Argentine et le Chili, le camping sauvage n'était pas vraiment envisageable. Quel regal de dormir et prendre ses petit-dejeuner dans des endroits aussi magnigiques... On assiste à la celebration du vendredi saint dans la petite église catholique du village.

Samedi 10 avril : Nous reprenons la route apres le petit déjeuner sur la plage. Nous sommes attendus à Turrialba (entre Puerto Limon et San Jose) par des amis d'une famille puerto-ricaine connue au Chili. Ils nous proposent de visiter ensemble les ruines de Guayabo, à 20km de là. C'est un des seuls sites archeologiques du Costa-Rica. On y pique-nique ensemble. On fait la visite ensemble. Après cela, ils nous emmenent dans un magnifique parc de Turrialba où nous passons un agréable moment ensemble. Il y a dans ce parc une grande variété de plantes tropicales et d'oiseaux. En fin d'après-midi, nous nous quittons. Nous rentrons chacun dans notre vehicule à San Jose. Nous sommes attendus chez Hubert et Monica qui vont nous loger pendant plusieurs jours. Ce sont des bons amis de notre amie costa-ricienne Isabel connue à Grenoble. Comme il habite dans un quartier residentiel et que c'est compliqué d'expliquer comment arriver chez lui, Hubert prefere nous attendre à la station de peage de l'autoroute près de chez lui. C'est samedi saint. Il nous propose de l'accompagner à la veillée pascale où ils chantent avec un choeur. Très belle ceremonie, très beaux chants. Ils nous accueillent très genereusement dans leur grande maison. Ca va faire du bien de se poser quelques jours dans une maison luxueuse.

Dimanche 11 avril : C'est Pâques. Avec Monica et Hubert, nous cachons des oeufs en chocolat dans leur petit carré d'herbe. Les enfants se regalent à chercher... et à manger. Puis, resto typique avec des amis de nos hotes et visite rapide du centre de San Jose sans grand interet touristique. Le soir, avec Monica et Hubert, on parle de nos professions respectives et on se rend compte que Hubert est directeur d'une boite d'informatique. Fred parle de son expérience d'ingenieur en informatique, tant en France qu'au Chili. Hubert est très interessé. De notre coté, on s'etait dit un jour que si une opportunité de travail rémunéré se présentait pendant ce voyage dans des conditions raisonnables, on pourrait bien faire une pause de quelques semaines ou quelques mois avant de terminer notre périple... On mentionne donc cette éventualité à Hubert qui se montre interessé et nous dit qu'il en parlera à son associé... On se met à rêver... Affaire à suivre...

Lundi 12 avril : Le matin, rencontre avec Guerty, une autrichienne mariée avec Julio, un salvadorien. Elle nous a été recommandée par les amis rencontrés l'avant-veille. Elle est institutrice et professeur de musique. Après visite de son école, elle nous propose de venir dans sa classe le lendemain pour parler avec les enfants et les enregistrer. C'est une école alternative avec un projet pédagogique axé sur la créativité et l'initiative. C'est très original en Amerique Latine où ces valeurs ne sont souvent pas promues dans les écoles... Nous faisons quelques courses dans un centre commercial. Entre autre, nous pensons à l'anniversaire de Simon et Solène qui approche. Après avoir laissé Cécile et les enfants "à la maison" (c'est vrai qu'on se sent déjà comme chez nous alors que ca fait à peine 2 jours que nous y sommes...), Fred se rend à un autre atelier mecanique (recommandé par un des amis cette fois) pour en finir avec notre fichu problème de radiateur. Malheureusement, il devra y revenir le lendemain... En fin d'après-midi, nous allons passer un agréable moment chez Carlos Olivera, le père de notre ami Isabel. Agé de 80 ans, d'origine argentine, c'est un homme extremement cultivé qui a travaillé au niveau national et international dans le domaine de l'éducation. Il parle parfaitement le français et aime beaucoup la France. La discussion est passionnante.

Mardi 13 avril : Le matin, nous passons un moment dans la classe de Guerty où nous enregistrons les enfants (écoutez les chansons des enfants), puis nous allons déjeuner et passer un moment chez elle avec toute sa famille. Ils sont tous musiciens. Guerty joue du violon, Julio de la guitare. Ils ont fait un disque qu'ils nous offrent. Nous en sommes très touchés. Même son fils de 4 ans qui a de la difficulté à parler chante et joue du violon. En fin d'après midi, Fred se rend une dernière fois à l'atelier mecanique. Le soir, Hubert nous annonce que son associé souhaite rencontrer Fred le lendemain midi. On est très excités...

Mercredi 14 avril : Le matin, on fait quelques courses dont un cahier et un stylo pour avoir l'air serieux pour la rencontre "professionnelle". A midi, Fred passe 3 heures au restaurant avec un directeur et un employé de la boite d'Hubert. Ils sont très interessés par l'expérience de Fred qui correspond à un besoin qu'ils ont, même s'ils n'avaient pas prévu de l'adresser à ce moment. Ils se disent prêts à profiter de l'opportunité de notre présence et de notre disponibilité au Costa Rica et demandent à Fred de venir les revoir le lendemain dans les locaux de leur entreprise. Fred retrouve Cécile enthousiaste et confiant. On retourne faire des courses. Cette fois-ci, on achête des chaussures noires, un pantalon et quelques chemisettes qui se tiennent (on avait évidement rien de tout ça vu notre style de voyage...) pour être pris encore plus au serieux lors de la prochaine rencontre (l'apparence est très importante en Amérique Latine...). On pense aussi que ces vêtements seront nécessaires pour aller travailler dans les semaines qui suivent. Le soir, Monica nous dit que ses parents pourrait nous prêter un appartement a San Jose!... On s'imagine déjà faisant des virées vers les plages du Pacifique ou de l'Atlantique tous les week-end.

Jeudi 15 avril : Fred, habillé comme un sou neuf, part tôt le matin pour passer la matinée dans les bureau de l'entreprise en question. La discussion est très interessante et en fin de matinée, ils se disent prêts à faire travailler Fred, au moins pour quelques semaines et pourquoi pas pour quelques mois, mais demandent un temps de reflexion et de concertation avant de donner un réponse. De notre côté, nous avons n'offrons pas beaucoup de flexibilité... nous avons des contraintes auquelles nous tenons : séjour en France en juin qui inclus un mariage d'un très bon ami, notre visa d'immigrant au Canada expire en décembre, donc necessité d'arriver au Quebec avant novembre et on veut tout de suite savoir si c'est quelques semaines ou quelques mois pour pouvoir prendre des dispositions au niveau du logement. Fred retrouve Cécile confiant, mais conscient d'avoir mis beaucoup de pression sur les conditions d'un emploi, même de courte durée. On attend avec impatience le coup de fil de confirmation. A 17 heures, téléphone... et déception. Finalement, malgré l'opportunité que cela représentait, ils estiment que ce n'est malheureuseemnt pas le bon moment et les bonnes conditions pour faire quelques chose ensemble tout de suite. Entre autre, il aurait fallu qu'au moins une personne travaille à plein temps avec Fred et les quelques les personnes qui pourraient le faire sont toutes très occupées. Toutefois, pour ne pas nous laisser sans rien, ils proposent à Fred de venir faire 2 conférences bien rémunérées pour leurs employés sur les sujets discutés (architecture logicielle des applications d'entreprise). Elles devront avoir lieu une semaine plus tard pour que toutes les personnes concernées puissent y assister. Avec ses histoires de boulot potentiel, nous avions déjà prolongé notre séjour à San Jose, heureusement confortablement logés. Maintenant, nous allons devoir prolonger notre séjour au Costa Rica (ce n'est pas un problème car c'est un pays magnifique) et repasser par San Jose pour ces conférences. Surtout, après s'être imaginé poser nos baggages quelques mois au Costa Rica, il nous faut remonter dans notre petit vehicule et se mettre dans la tête qu'on va devoir traverser des pays beaucoup moins sécuritaires que le Costa Rica. C'est comme repartir pour un autre voyage qui s'amonce plus stressant que d'habitude, même si on sait que c'est une occasion unique de découvrir de l'interieur ces petits pays mal connus car on a des gens à rencontrer dans chacun d'eux.

Vendredi 16 avril : Dès le matin, on prépart nos affaires et on part pour une virée de 5 jours dans le centre nord et les plages du Pacifique. Après 4 ou 5 heures de route, nous arrivons au village de La Fortuna, au pied du Volcan Arenal, qui est encore en activité. Le seul "camping" qu'on trouve est en fait un hotel - centre de vacances (hotel Los Lagos) presque luxueux (en comparaison avec tout ce qu'on a connu jusqu'à present) avec beaucoup de logements en chambre ou appartement. Il y a plusieurs piscines et des jeux aquatiques. Il y a un petit endroit pour camper et le prix pour y passer 24 heures est très abordable. Dès le soir, on est tous les 4 dans la piscine chauffée et de là, dans la nuit, on voit de la lave rouge qui descend sur le flanc du volcan.

Samedi 17 avril : Journée tranquille dans le centre. On visite la ferme aux crocodiles, la serre de papillon, le jardin de plantes tropicales. On profite des piscines, on se paye le resto (ça faisait longtemps...). Pour ne pas payer plus que les 24 heures prévues initialement tout en en profitant au maximum, on quitte les lieux a 22 h, les enfants dormant déjà pour dormir à quelques km dans notre vehicule sur la place du village.

Dimanche 18 avril : Visite d'un jardin tropical avec encore beaucoup de plantes tropicales et des papillons puis on prend roule une bonne partie de la journée jusqu'à la côte pacifique. Les distances ne sont pas si grandes, mais on n'avance pas vite... On arrive le soir à la plage de Sarama et on se pose au camping "los cocos" au bord de la plage au milieux des cocotiers. C'est paradisiaque. Il n'y a presonne d'autre que nous, autant dans le camping que sur la plage...

Lundi 19 avril : Matinée à la plage de Samara. Les enfants jouent au sable. Il faut chaud, mais c'est beaucoup moins humide que du coté Caraibes. L'eau est un petit peu moins chaude (pas fraiche du tout pour autant) et la vegetation est différente : en plus de cocotiers, on trouve des arbres à feuilles "seches" caduques que l'on n'avait pas vu sur l'autre côte. L'après-midi, on quitte Samara pour la plage de Carillo (magnifique allée le long de la plage entre une rangée de cocotiers et une rangée de flamboyants en fleur) à l'est avant de longer la côte vers l'ouest sur une piste en terre. Nous y voyons des zébus. (on en avait vu pour la premiere fois en Equateur). On arrive en fin d'après-midi au village de Ostional où se trouve la reserve nationale de Ostional, plage qui accueille chaque année des dizaines de milliers de tortues de mer géantes. Ce n'est pas la bonne saison, mais un guide nous emmene tout de même et nous en voyons une dizaine. Le guide nous explique beaucoup de choses et nous montre les oeufs qu'une des tortues vient de pondre dans le sable. Les enfants sont fascinés... On quitte la plage de nuit pour en profiter jusqu'au bout et on dort au bout du village, près d'une plage qui ne fait pas partie de la reserve.

Mardi 20 avril : Après une douche avec notre douche solaire, nous continuons la piste qui longe la côte. Nous arrivons la plage Conchal ("des coquillages"). Nous y pique-niquons et y passons un moment. Nous continuons jusqu'à la playa del Coco, village très touristique où nous arrivons le soir. Nous dormons au bout du village.

Mercredi 21 avril : Petit déjeuner à playa del coco. Nous sommes au bord d'un petit plan d'eau où viennent des oiseaux magnifiques. Nous preferons aller à la plage Hermosa ("belle"), moins touristique, pour passer un bon moment "à la plage". En debut d'apres-midi, il est déjà temps de rentrer à San Jose. Fred doit y preparer ses conférences... Cela nous prend 5 heures pour faire les 200km...

Jeudi 22 avril : On fait quelques courses. Fred prepare ses conférences avec le plus de soin possible. Pendant ce temps, Cécile va avec les enfants chez notre amie Guerty. Laissant les enfants à son mari Julio, Guerty va avec Cécile au cinéma! Le soir, Fred boucle sa préparation tard dans la nuit...

Vendredi 23 avril : Fred donne ses 2 conférences dans la matinée devant 7 personnes de la compagnie. Tout se passe très bien, tout le monde est satisfait de la "prestation". L'après-midi, nous retournons voir Carlos Olivera avec qui nous des discussions culturelles tout aussi interessantes que la première fois.

Samedi 24 avril : C'est le jour officiel de l'anniversaire de Simon et Solène, mais nous le feterons le lendemain chez Guerty. Nous faisons encore quelques courses pour la fête. Fred cherche un garage pour faire changer les amortisseurs qui ont l'air morts... Il trouve les pieces mais pas où les faire monter (dans le temps qu'il a...)

Dimanche 25 avril : Cécile passe une partie de la matinee aux fourneaux, puis nous allons faire la fête d'anniversaire accompagnés de Monica et Hubert chez Guerty et Julio. Il y a aussi une amie allemande de Guerty qui a vecu longtemps au Bresil. Les horizons de chacun et leur milieu social sont bien différents, mais on fait les choses simplement et tout le monde est à l'aise. 3 ans pour nos petits chéris qui en avaient 2 et demi quand on a quitté Santiago...

Lundi 26 avril : On se prepare et on fait quelques démarches avant de quitter San Jose et le Costa Rica : Pose des amortisseurs, banque, poste (on envoie 3 gros colis d'artisanat du Costa Rica et d'Equateur au Quebec chez des amis pour ne pas avoir a les transporter le reste du voyage et faire ainsi un peu de place dans le vehicule). Ce n'est qu'à 16h que nous quittons San Jose. à la nuit tombant, sur la route panamericaine vers le Nicaragua. on dine dans un petit resto au bord de la route à 120 km de San Jose et on dort dans le vehicule sur le parking du resto pour repartir tôt le lendemain matin.

Mardi 27 avril : On reprend la route dès l'aube. On prend d'ailleurs le petit-déjeuner plus loin, dans un endroit tranquille. On arrive à la frontiere avec le Nicaragua en milieu de matinée.

 

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