sam 10 : Bain dans les eaux thermales du parc national Sajama et petit detour par la foret la plus haute du monde. Ce sont des queñoas et la foret monte jusqu'a 5200m sur les pentes du majestueux volcan Sajama (6500m). Nous repartons sur la belle route en direction de La Paz, traversant des formations geologiques étonnantes et très belles. Nous traversons les premiers villages boliviens... quel choc! La pauvreté et la saleté sont impressionantes. Nous sommes rapidement sollicités au bord de la route. Nous arrivons à Oruro vers 18 heures et trouvons un hotel correct pour un prix inferieur au camping de San Pedro de Atacama... Dîner dans le meilleur resto de la ville. Le faible niveau des prix permet de se faire plaisir...

dim 11 : Oruro : Messe dans l'église de Nuestra Señora del Socavón puis visite du musée d'antropologie qui expose entre autres une impressiante collection de masque du carnaval de la "diablota". Ce carnaval est la principale attraction de la ville d'Oruro et a été clasé patrimoine de l'humanité par l'UNESCO. Nous quittons la ville vers 12h30 en route pour Potosi. Les 310 km de route soit-disant goudronnés (en fait, 2 fois 30 km de piste) nous demandent 7 heures et nous arrivons de nuit à Potosi. Là aussi, on se prend un hotel dans le centre.

lun 12 : Potosi, perché à 4000m d’altitude, est une ville avec une histoire extraordinaire, impossible de raconter ici. La ville est classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. La mine d'argent et autres métaux précieux à été exploitée par les espagnols dès 1545 et l'est encore aujourd'hui par les boliviens. Au 17e siècle, la ville était plus peuplée que Paris, Madrid ou Londres. L'histoire de cette ville et de l'exploitation des esclaves indiens ou africains est une page importante (mais mal connue en France) de l'enrichissement et du développement de l'Europe. Le seul fait de se promener dans les rues de la ville est très émouvant. 2000 bâtiments de l'époque coloniale sont répertoriés. Beaucoup d'églises, de balcons en bois, de grilles en fer forgé et aussi beaucoup de pauvreté dans la population actuelle... L'après-midi nous faisons une visite guidée de la ville interrompue par la pluie. Le soir, dîner concert dans un lieu qui fut successivement église, théâtre, ciné avant d'être Café-Théâtre. Musique traditionnelle de la région. Les enfants adorent, dansent spontanément et en redemandent.

mar 13 : Potosi : Visite guidée de la mine. Rencontre de mineurs. Très impressionnant. Visite de la maison de la monnaie l'après-midi, considérée comme le bâtiment civique le plus important d'Amérique Latine. La visite guidée est passionnante, c’est un véritable voyage dans le temps et une prise de conscience d’une histoire trop oubliée en Europe.

mer 14 : Potosi : Visite du couvent Sainte Thérèse la matinée puis départ pour Sucre. 2 heures de route asphaltée. Nous y trouvons un hôtel pas cher… avec tout ce que cela signifie de saleté et inconfort (dixit Cécile)

jeu 15 : Sucre, la ville blanche : Ballade dans la ville. Après Potosi, cela parait propre, moderne…et blanc ! Bien que capitale officielle, cela fait plus d’un siècle que la capitale de fait (centre politique et économique du pays) est La Paz. Sucre est donc une ville « provinciale » et a conservé son caractère colonial. Nous visitons la maison de la liberté, lieu de la signature de l’indépendance de la Bolivie en 1825. Visite guidée très intéressante. C’est de nouveau un voyage dans le temps. L’après-midi, nous rencontrons 3 jeunes suisses qui voyagent en Amérique centrale et du sud. Nous avons beaucoup à partager. Ils nous parlent de Costa Rica, Equateur, Pérou et nous leur parlons de Chili et d’Argentine…

ven 16 : Sucre : visite du musée des textiles indigènes où nous apprécions les tissus tissés par les femmes (et aussi les hommes !) de la région depuis l’époque précolombienne jusqu’à nos jours. C’est impressionnant. Nous achetons dans la rue et dans une boutique quelques belles pièces de tissus. L’après-midi, visite du musée des universités : anthropologie, peintures du 16e au 20e siècle, art religieux. On commence à saturer un peu de ce genre de musée. Lors des visites de musée, on tache de prendre les sacs à dos porte-bébé pour canaliser un peu les enfants…

sam 17 : En route vers Uyuni : Départ à l’aube en direction d’ Uyuni où nous comptons faire un tour de 2 jours sur le célèbre salar. Nous prenons dans notre véhicule nos 3 amis suisses et leurs énormes sacs à dos. Le véhicule est plein comme un œuf… On repasse par Potosi qui est sur la route en s’y arrêtant à peine. C’est après que les choses se compliquent : la route n’est plus goudronnée (il y a en fait très peu de routes asphaltées en Bolivie) et est assez mauvaise, en particulier en période de pluie (janvier, février !!!) . Nous n’avançons pas vite (moyenne 30 km/h), mais les paysages sont somptueux. Au bout d’un moment, nous trouvons une forte pluie et nous voyons les ruisseaux, insignifiants en temps normal, grossir et empiéter sur la route ou même la traverser… plus tard, gros bruit sous la voiture ! On s’arrête et on regarde… la pièce d’acier où s’accroche une des extrémités de l’amortisseur arrière gauche s’est cassée et l’amortisseur en question est plié et traîne sous la voiture ! Sous une pluie battante, Frédéric passe sous la voiture et démonte complètement l’amortisseur. Quand nous repartons, nous sommes rapidement arrêtés par un ruisseau en cru, véritable torrent de boue. Nous décidons de renoncer à Uyuni et faisons demi-tour, mais quelques kilomètres plus loin, un autre ruisseau que nous avions passé sans encombre 2 heures plus tôt nous barre maintenant le chemin. Il est tard et il reste à peine 1h30 de jour avant la nuit. Nous décidons de dormir au bord de la route, mais nous sommes 7 avec nos 3 amis suisses, or ils n’ont pas de tente et il continue à pleuvoir. Nous tendons une toile que nous avons sur le côté du véhicule pour y abriter leurs gros sacs et autres affaires et nous nous serrons pour manger et dormir tous les 7 dans le véhicule !

dim 18 : Au réveil, le ruisseau a bien baissé et un rayon de soleil nous remotive pour retourner jusqu’à Uyuni. Il ne reste que 80 km sur 220 et un camionneur nous a dit qu’il y avait un mécanicien dans le village. En repartant, le ruisseau qui nous avait barré la route la veille est beaucoup plus bas et nous pensons pouvoir passer, mais … nous restons embourbés en plein milieu. Il n’y a effectivement pas beaucoup d’eau, mais le fond est très sableux et en quelques secondes, nous avons la moitié d’une roue sous le sable et le pot d’échappement sous l’eau. Ce n’est qu’avec l’aide des gens d’un autre bus, lui-même planté dans le sable, que nous nous en sortons. Le chauffeur du bus nous dit qu’il n’y a plus de gros problème jusqu’à Uyuni, alors nous continuons. Une demi heure plus tard (15 km), un nouveau ruisseau de boue nous barre la route. Cette fois, nous renonçons définitivement. Nous sommes à 150 km de Potosi et 70 de Uyuni… Après avoir repassé le ruisseau où nous nous étions enlisés, nous laissons nos amis suisses qui prendront un bus pour Uyuni. Le retour sur Potosi nous demande 7 heures avec beaucoup d’eau sur une route abîmée, plusieurs petits ruisseaux à passer et la plupart du temps sous la pluie… Nous arrivons de nuit à Potosi et nous dormons sur un parking pour repartir tôt le lendemain sur La Paz.

lun 19 : Route pour La Paz. Les 100 premiers kilomètres en quittant Potosi, comme toute la région autour de Potosi, sont montagneux et très beaux. Nous n’avançons pas vite, mais les montagnes sont rouge, vertes, jaunes, grise… quel régal. Puis, nous avançons plus vite au fond de larges vallées et enfin la grande plaine de l’altiplano à 3800 d’altitude. Nous arrivons à La Paz sans encombres. L’arrivée sur la ville est impressionnante. On arrive d’abord à la ville de El Alto, sur l’altiplano : 4000m, puis une grande faille de plus de 1000m de profondeur et plusieurs kilomètres de large s’ouvre avec des habitations au fond et sur tous les flancs jusqu’en haut. Nous nous faisons accueillir chaleureusement chez un français, fils d’amis connus à Grenoble, marié à une bolivienne : Pierre et Giovy Thollet

Mar 20 jusqu’au 31 environ : séjour à La Paz et dans les environs…

Le 20, grande nouvelle, nous apprenons que notre visa pour le Canada a été approuvé, suite aux examens médicaux refaits à Arica. Nous envoyons donc nos passeports par Fedex à Santiago pour les faire tamponner et devrions les recevoir à La Paz avec le précieux et tant attendu visa le 30 janvier. L’autre raison pour laquelle nous prenons notre temps à La Paz est que notre ami Lucas, français vivant dans cette ville est en France en ce moment et ne rentre que le 28. Il nous prête son appartement donc nous sommes bien installés et nous souhaitons le rencontrer avant de quitter La Paz.

Samedi 24 janvier : Fête de "Alasita" à La Paz. Pierre et Giovy nous emmènent découvrir cette tradition. A midi il faut avoir acheter "nos voeux "pour l'année a venir : c'est a dire, une maquette de maison, si l'on veut une maison dans l'année, une mini voiture, mais surtout, un mini passeport et un billet d'avion, des liasses d'euros ou de dollars. On mène le tout a un sorcier qui fait brûler des feuilles de coca et tout type de choses afin de le "bénir"... C'est donc l'occasion d'une immense foire, avec stand de "comidas", manèges, artisanat. Nous achetons le panier à provisions pour Solène, "pour ne manquer de rien dans la maison pendant toute l'année", mais surtout, les petites boites sont idéales pour jouer à la marchande ! Quant à Simon, il nous construira une nouvelle maison avec ses mini outils !

Lun 26 à mer 28 : nous partons à Copacabana et l'Ile du Soleil sur le lac Titicaca.

Ven 30 : Nous recevons nos passeports avec les visas !

Sam 31 : Nous quittons La Paz et arrivons au village de Tiwanaku. Le site archéologique est déjà fermé.

Dim 1 février : Nous visitons le site archéologique dès son ouverture, puis nous participons à la messe dominicale de Tiwanaku , assez folklorique : moitié espagnol, moitié aymara (langue des indiens Aymaras). Nous prenons ensuite la route pour Arequipa... que nous n'attendront que lundi midi. Lorsque nous arrivons à la frontière avec le Pérou, un policier nous informe que le douanier est parti en ville et qu'on ne sait pas à quelle heure il revient... il faut attendre ! Au bout d'une bonne heure, nous commençons à discuter avec des camionneurs qui nous disent " mais pourquoi vous n'allez pas à l'autre poste de frontière ?" "Ah!" Quelle était donc l'intention du policier de ne pas nous informer qu'il y avait un autre poste frontière dans la ville même, ouvert toute la journée ?