sam 27 : Route sur l'altiplano chilien, heureusement goudronnée de ce coté de la frontière. On passe un col à 4700m. Arrivés à la frontière avec la Bolivie (voir carte pour ceux qui sont perdus...), le douanier bolivien ne nous laisse pas entrer en Bolivie car on n'a pas les papiers... en effet, la douane chilienne est plus loin, à San Pedro de Atacama donc on n'est pas encore officiellement entré au Chili! On accepte la proposition du douanier qu'un de ses amis nous fasse faire un tour en 4*4 du côté bolivien, évidement, il n'y a alors plus de problème pour passer... On fait une boucle de 150 km sur l'altiplano bolivien du sud-Lipez entre 4300 et 4700m. On y voit la Laguna Verde (lac vert) et la Laguna Colorada (lac coloré), toutes deux remplies de magnifiques flamants roses, ainsi que les geysers de Sol de Mañana (soleil du matin). La couleur ocre de la roche et du sable se décline en miliers de nuances. Quelques kilomètres avant de rejoindre la douane bolivienne, le 4*4 se plante dans le sable, l'axe avant s'est décroché de son point d'attache gauche et n'est plus perpendiculaire à l'axe du véhicule ! En peu de temps, le chauffeur résoud le problème temporairement avec une corde et on repart. Arrivés à la frontière bolivienne, on recupère notre vehicule et on entame la descente sur San Pedro de Atacama. 1800 m de dénivelé (4300m à 2500m) en 40 km, c'est raide!... On dort à la moitié sur le bord de la route.
dim 28, lun 29 : On se réveille avec une bonne diarhée pour 3 de nous 4. Simon semble avoir été sauvé par son mal au coeur lors de la sortie en 4*4 de la veille. Du coup, on se pose dans un caming de San Pedro de Atacama et on y reste jusqu'au lendemain après-midi. En fin d'après-midi, on fait un tour en voiture dans la vallée de la mort et la vallée de la lune, toutes 2 font partie de la très insolite et très belle cordillère de sel, nom donné à un petit ensemble au relief et aux couleurs étonnantes, melant le blanc du sel à l'ocre de la roche. On assiste au coucher de soleil sur la vallée de la lune, inoubliable! On y retrouve 2 couples de retraités français en camping car rencontrés en Patagonie argentine qui nous invite à passer un bout de soirée dans leur vaste véhicule.
mar 30 : On quitte à l'aube la mysterieuse vallée de la lune pour se rendre à Calama où se trouve la mine de cuivre de Chuquicamata, plus grande mine à ciel ouvert du monde: un trou de 4,4 km par 3 km et 750m de profondeur. Les camions parmis les plus grands du monde ont des roues de 4 m de diamètre et remontent jusqu'à 370 tonnes de terre d'un coup (10 semi-remorques bien chargés). La visite que l'on pensait être à 8 heures est en fait à 14 heures. On en profite pour faire des courses dans un grand hypermarché. Entre autre, on renouvelle basquettes et nu-pieds de nos petits chéris qui n'arrêtent pas de grandir... Rencontre d'un autre couple de retraités français en camping-car. Ce type de rencontre est toujours très sympatique et très intéressant. On rejoint la route panaméricaine chilienne non loin de Calama qu'on remonte vers le nord. C'est le désert. Beaucoup de géoglyphes le long de la route, dessins gigantesques faits de pierres sur les colines par des civilisations préhispaniques.
mer 31 : Après un des plus beaux sites de géoglyphes le matin, nous quittons la panaméricaine d'une trentaine de kilomètres pour nous poser dans un camping de la chamante oasis du village de Pica, célèbre pour son petit citron, ingrédient obligatoire de tout Pisco Sour (apéro national) qui se respecte. C'est là que nous avons décidé de changer d'année. Une fois que les enfants dorment dans le vehicule, garé devant un petit restaurant sympathique, on passe un bout de la soirée, mais étant les seuls clients, à minuit le patron nous invite à prolonger la soirée chez zmatin...
jeu 1er janvier 2004 : Après un réveil difficile, on quitte Pica en milieu de journée pour rejoindre la "grande" ville d'Arica.
ven 2 au mar 6 : séjour à Arica. Nous devons nous y poser plusieurs jours pour régler nos problèmes de visas canadiens. Concrètement, il s'agit de refaire tous les examens médicaux qui se sont perdus entre le Chili et le Canada au mois d'aout (on ne sitera pas le nom du médecin qui les a envoyés en courrier normal, mais celui la, on le beni ! ) On y récupère nos passeports pour continuer le voyage. On y fait aussi une bonne revision technique de la voiture qui en a bien besoin : les freins et amortisseurs ont bien soufferts et sont bons pour être changés. On a le temps de passer des petits moments sur plusieurs plages, mais l'eau y est bien fraiche...
mer 7 : dernière journée à Arica. Il reste quelques ultimes demarches et courses à boucler avant de quitter la ville. Dans la precipitation, Fred perd son chequier chilien et Cécile perd sa carte de retrait banquaire du même compte chilien. On fait annulation, de toute facon, on est a quelques heures de quitter le Chili pour longtemps... En fin d'après-midi, on quitte Arica. Sur la route, des geogliphes interessants. On dort au bord de la route a 2000 m d'altitude. Ca fait une bonne pause entre la mer et les 4700 qui nous attendent sur l'altiplano.
jeu 8 : Sur la route, nous apercevons de majestueux cactus candelable, espece très rare de cactus poussante a une altitude precise. Arrivés à Putre (3500m), on apprend que tout ce que nous a dit l'office du tourisme de Arica sur la meteo et l'état des routes est faux... Une odeur de frein (alors qu'on n'a fait que monter...) nous preoccupe. Le village n'ayant pas de garage, nous trouvons le mecano de la police qui nous fait un diagnostique. En fait, il nous demontre que le garagiste d'Arica n'a pas fait ce qu'il avait dit avoir fait. Il nous dit que tous les garagistes font ca, à Arica ou à Santiago! Nous dormons au bord de la route a 3900m d'alitude. Il pleut toute la nuit, mais nous n'avons pas trop froid dans le vehicule.
ven 9 : Nous poursuivons la route jusqu'au pitoresque village de Parinacota puis a la laguna Chungara. En route, nous voyons beaucoup de vigognes (cousines sauvages du lama) et des viscachas (lapins andins sauvage à la grande queue). Le temps est nuageux et nous ne voyons pas les magnifiques volcans a plus de 6000m de la region. Le passage de la douane est rocambolesque puisque les autorités chiliennes ne veulent pas dans un premier temps que les enfants sortent avec leurs passeport francais, mais avec leur papiers chiliens... En Bolivie, ils exigent qu'ils soient sortis du Chili avec passeports francais pour entrer en Bolivie avec ceux-ci. Ils sont francais et chiliens, mais la double nationalité n'existe pas... On finit par passer et dormir dans le parc national bolivien de Sajama, quelques kilometres après la frontière.