ven 12, sam 13 : route plein nord jusqu'à Córdoba (1450km, le véhicule passe les 95000 km près de Santa Rosa) et accueil chaleureux à Córdoba : barbecue argentin. On retrouve l'été étouffant après les fraîcheurs du sud. Imaginez-vous descendre de Amsterdam à Toulouse en moins de 2 jours en juin... le choc...
dim 14, lun 15 : séjour à Córdoba, visite de la ville, courses et démarches diverses.
mar 16, mer 17 : séjour à La Cumbre, à 90km au nord-est de Córdoba. Repos et petits tours dans les collines, avec en prime une réserve de singes en liberté.
jeu 18, ven 19 : après un petit détour par Jesus-Maria, près de Cordoba, nous prenons la route jusqu'à Tafi del Valle que nous atteignons le lendemain. On quitte la pampa et sa chaleur étouffante à cette latitude pour retrouver la cordillère qu'on avait laissée en Patagonie. La transition est étonnante: quelques kilomètres de vallée subtropicale... De Tafi, on continue vers Cafayate. On passe à 3000m avant d'arriver à Cafayate à 2500m. A l'arrivée, nous avons la bonne surprise de trouver un camping avec piscine. C'est le premier du voyage et les enfants sont ravis. Un bruit sous le véhicule nous inquiète toute la journée. Arrivés à Cafayate, nous la portons au mécano du coin qui nous change un cardan qui était tout simplement sur le point de nous lâcher...
sam 20 : route 68 dans des vallées incroyablement insolites et belles par des formations géologiques qui donnent des formes et des couleurs exceptionnelles à la terre et à la roche. Retour a Cafayate en fin de matinée. De là, on repart l'apres-midi dans les vallées Calchaquies. On dort à un col à 3300m, au bord de la route, au milieu de nulle part...
dim 21, lun 22 : Redescente sur Salta où nous retrouvons la chaleur et les moustiques.... Salta est la capitale d'une des provinces du Nord-Est de l'Argentine. On nous invite à un barbecue le midi dans une famille de Salta, puis en ville dans l'après midi, on rencontre Fred et Delphine, un couple de français qui passe 8 mois en Amérique du sud avec une fille de l'âge des jumeaux, un garçon de 5 ans et un véhicule 4*4. On a beaucoup de choses à partager et à se raconter... On profite d'une grande ville pour faire quelques courses et démarches.
mar 23 : Remontée dans la cordillère jusqu'à San Antonio de Los Cobres (3770m). C'est la route du fameux "train des nuages" avec ses dizaines de ponts et tunnels dont certains sont très impressionnants. On se fait arrêter par la douane volante qui nous signale que nous avons dépassé les 3 semaines de séjour en Argentine que nous avions estimé en entrant près de Calafate. Nous sommes donc illégaux en Argentine... Ils nous expliquent qu'on risque une amende, mais aussi ce qu'il faut faire pour ne pas la payer. Redescente sur la vallée de Humahuaca, au nord de Salta. Encore des formes et des couleurs de la roche merveilleuses. A 18 heures, on ne sait toujours pas dans quel village on va passer Noël... finalement, on trouve un petit hôtel sympa dans le charmant village de Tilcara.
mer 24, jeu 25 : Noël à Tilcara. Repos, c'est la première fois qu'on se paye un hôtel depuis l'arrêt forcé à Bariloche au début de notre voyage. Messe de minuit chargée de traditions locales: les gens apportent leur "poupée Jésus" pour la faire bénir à la messe et la mettre dans leur crèche de retour chez eux. Chants et musique avec flûte andine (quena) et tambour, danses d'enfants... Le 25, on parcours un bout de cette belle vallée jusqu'au village qui lui donne son nom : Humahuaca. A cette occasion, on passe le Tropique du Capricorne, étape symbolique dans notre lente remontée vers l'hémisphère nord.
ven 26 : Route jusqu'à la frontière avec le Chili: paso Jama à 4200m. La piste est interminable et les derniers 120 km sont les plus mauvais qu'on ait eu jusqu'ici : 3 heures de "tôle ondulée". On arrive à 23h55 à la douane argentine qui ferme à 24h00. Après une heure et demi de négociations, impossible d'échapper à l'amende pour le dépassement de durée de séjour, malgré les conseils que d'autres policiers nous avaient donné. On se débrouille pour payer en pesos chiliens, puisqu'on n'a plus d'argentins et on dort juste après la barrière de la douane.